lundi 27 février 2017

Bon anniversaire Anaïs Nin !


«  Pourquoi on écrit est une question à laquelle je peux répondre facilement, me l’étant si souvent posée à moi-même. Je crois que l’on écrit parce que l’on doit se créer un monde dans lequel on puisse vivre. Je ne pouvais vivre dans aucun des mondes qui m‘étaient proposés : le monde de mes parents, le monde de Henry Miller,  le mode de Rango,  ou le monde de la guerre. J’ai dû créer un monde pour moi, comme un climat, un pays, une atmosphère, où je puisse respirer, régner et me récréer lorsque j’étais détruite par la vie. Voilà, je crois, la raison, de tout œuvre d’art. L’artiste est le seul qui sache que le monde est une création subjective, qu’il faut opérer un choix, une sélection des éléments. C’est une concrétisation, une incarnation de son monde intérieur. Et puis il espère y attirer d’autres êtres, il espère imposer cette vision particulière et la partager avec d’autres. Même si la seconde étape n’est pas atteinte, l’artiste, néanmoins, continue vaillamment. Les rares moments de communion avec le monde en valent la peine, car c’est un monde pour les autres, un héritage pour les autres, un don aux autres, en définitive. Lorsque l’on crée un monde tolérable pour soi-même, on crée un monde tolérable pour les autres.

Nous écrivons aussi pour aviver notre perception de la vie, nous écrivons pour charmer, enchanter et consoler les autres, nous écrivons pour donner une sérénade aux êtres qui nous sont chers.

Nous écrivons pour goûter la vie deux fois, sur le moment et après coup. Nous écrivons, comme Proust, pour la rendre éternelle, et pour nous persuader qu’elle est éternelle. Nous écrivons afin de pouvoir transcender notre vie, aller au-delà. Nous écrivons pour nous apprendre à parler avec les autres, pour consigner le voyage à travers le labyrinthe, nous écrivons pour élargir notre univers, lorsque nous nous sentons étranglés, gênés, seuls. Nous écrivons comme les oiseaux chantent. Comme les peuples primitifs dansent leurs rituels. Si vous ne respirez pas à travers l’écriture, si vous ne pleurez pas en écrivant, ou ne chantez pas, alors, n’écrivez pas. Parce que notre culture n’a que faire de tout cela. Lorsque je n’écris pas, je sens mon univers rétrécir. Je me sens en prison. Je sens que je perds mon feu, ma couleur. Ce devrait être une nécessité, comme la mer a besoin de se soulever. J’appelle cela respirer. »

jeudi 3 novembre 2016

Ecouter Eco au lieu de faire mon nano...

... et avoir des milliers d'idées qui surgissent !
Je vous indique le lien pour découvrir un peu plus avant ce grand homme :
https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/umberto-eco-13-le-bibliophage

Et voici le texte complet d'une très belle réflexion sur la lecture :

"Chi non legge, a 70 anni avrà vissuto una sola vita : la propria. Chi legge avrà vissuto 5000 anni : c'era quando Caino uccise Abele, quando Renzo sposò Lucia, quando Leopardi ammirava l'infinito... perché la lettura è un'immortalità all'indietro."


"Ceux qui ne lisent pas n'auront à 70 ans vécu qu'une seule vie : la leur. Ceux qui lisent auront vécu 5000 ans : ils étaient là quand Caïn a tué Abel, quand Renzo a épousé Lucia, quand Leopardi admirait l'infini... parce que la lecture est une immortalité à rebours."


mardi 1 novembre 2016

Avec Agnès Marot aux Utos

Je suis en vacances, certes, mais je travaille, et quand je ne travaille pas, je suis avec Agnès Marot aux Utos... de fait, si vous voulez un article, allez sur son blog :






(en plus, elle parle des bouquins Dys !!! C'est Agnès qui a bossé sur l'adaptation de Adèle et 14-14 en édition Dys chez Castelmore, avec l'association La Plume de l'Argilète)


Si vous voulez connaître Agnès, outre aller voir son blog, vous pouvez consulter sa bibliographie :


dimanche 4 septembre 2016

Résolution

Quand vient la rentrée, les profs font leurs résolutions de nouvelle année. Et oui, on est un peu décalés...

Pour ma part, outre tenir mon casier rangé, j'ai surtout décidé ce week-end de travailler plus l'écriture, de la travailler vraiment, de lire, d'écrire, de noter, de creuser, de chercher bien plus que je ne le faisais jusque là. Qui m'a donné cette impulsion ? Barbara, mon éditrice. Elle sait me faire travailler et elle sait qu'il faut que je travaille plus pour atteindre mes nouveaux objectifs. Alors au boulot.
Déjà, je vais commencer par établir ici le calendrier de travail prévisionnel :

A rendre pour fin novembre : Manoir en folie (titre provisoire) + suite (roman historique 2017 dans la collection Castelmore)

A rendre pour avril : Louise Cigogne (roman pour cycle 3 pour une nouvelle éditrice)

A rendre pour fin novembre 2017 : Peach crime (romans pour lycéens pour Castelmore)

+ Essai sur Harry Potter courant de l'année

+ Projet secret courant de l'année s'il se concrétise

Si ces deux projets n'avancent pas, j'ai aussi bien envie d'écrire Banana bread, ma novella de SF dans la lignée des Fortune cookies. Et aussi Loupés, dans la lignée de Féelure.

Pour commencer mon travail d'écrivain, j'ouvre un cahier, j'y colle une bibliographie de romans dits de "réalité magique" et j'établis la généalogie de mes personnages.
Allez zou, au taf !

dimanche 21 août 2016

C'est les vacances - 20


C'est fini, demain, faut se remettre au travail...