A la croisée des mondes

Cette fin d'été me voit encore à ma table de travail : après une semaine délicieuse de pause avec ma très chère Lise Syven (qui, soit dit en passant, mettait la dernière main au très attendu tome 2 de Saving Paradise), j'ai embrayé sur l'écriture. Banana bread m'occupe en ce moment, mais je suis aussi en pleine rédaction de dossiers pédagogiques, dont un sur le grand Philip Pullman... et je ne résiste donc pas à la tentation de partager avec vous un beau passage d'un article du Guardian trouvé dans le Panorama illustré de la fantasy et du merveilleux de André-François Ruaud.

Let's go...
"Parfois, nous découvrons un poète, un peintre, un musicien, qui fait office de clef pour déverrouiller une part de nous-même dont nous ignorons tout. Cette expérience n'a rien à voir avec le fait d'apprendre à apprécier quelque chose que nous trouvions auparavant difficile ou rébarbatif, comme par exemple de nous efforcer consciemment à reconnaître quelque importance à The Faerie Queene et de décider que oui, tout compte fait, on y trouve bien des choses intéressantes et admirables. C'est une sensation plus viscérale, plus physique que celle-ci, et elle survient avec d'autant plus de force quand on est jeune. Quelque chose s'éveille qui était endormi, des portes s'ouvrent qu'on gardait fermées, les lumières s'allument à toutes les fenêtres d'un palais intérieur dont nous n'avions jamais soupçonné l'existence."


Ce texte fait écho pour moi avec le superbe poème de Paul Nougé que je vous avais proposé ici-même et qui figure toujours sur le mur de ma maison, comme un emblème, un totem de papier pour ne pas oublier que notre intellect n'est pas réductible ou commercialisable comme du temps de cerveau disponible.

Crédits photo : merci aux artistes !

La baleine, photo de Tagi Muhammad
La femme, photo de Claudia Wycisk

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Tous à poils

Les femmes qui lisent sont dangereuses

La carte du tendre